Pourquoi la technologie dans les écoles?

Il n’y a rien de nouveau à ce que les jeunes d’aujourd’hui en développement soient bombardés d’informations numériques plus stimulantes que jamais auparavant. Du matin au soir, de l’utilisation constante du téléphone portable à la télévision omniprésente, de l’iPod, de l’iPad à l’ordinateur de la chambre, les enfants se sentent toujours connectés à leurs réseaux sociaux favoris. Il n’est pas rare qu’à la fin des réunions sociales, en plus de l’échange de numéros, il y ait aussi la spécification du nom du profil sur Facebook, Twitter ou Skype. Maintenant, chaque pensée, émotion, intérêt ou activité est publiée et peut être partagée avec un réseau d’amis qui atteint souvent plus de mille personnes.

C’est dans un tel monde que les jeunes d’aujourd’hui se déplacent quotidiennement, et les stimuli sont constants et différents de ceux du passé. L’attention est maintenant divisée en plusieurs niveaux, mais la curiosité pour les plaisirs « simples » n’a pas disparu, simplement il y a eu une évolution dans les façons de recevoir grâce au monde qui s’est ouvert à nous depuis l’avènement de l’Internet et des technologies de masse. S’asseoir au bureau avec des cahiers et des manuels, prendre des notes sur le tableau noir écrit par des professeurs qui défendent obstinément des méthodes archaïques, peut souvent paraître comme un véritable recul par rapport au week-end passé toujours stimulé par tout ce qui nous entoure.

Les stimuli reçus au cours d’une leçon typique, que ce soit à l’école primaire, intermédiaire ou secondaire, sont beaucoup plus faibles que ceux que les enfants reçoivent à l’extérieur des murs de l’école. Ce n’est un secret pour personne que pendant les dix premières minutes de cours, il est probable que la moitié des enfants perdent tout intérêt et ont déjà éteint la partie réceptive du cerveau en se distrayant en envoyant un message texte pour se tenir occupés. Les notes seront prises mécaniquement et sans aucune interaction entre l’information reçue et la créativité innée de chaque enfant.

Au lieu de nous demander pourquoi les enfants à l’école se désintéressent souvent et s’ennuient, nous les accusons d’un manque de curiosité intellectuelle. De nombreuses études semblent indiquer qu’un nombre croissant d’enfants souffrent d’un déficit d’attention. Et dans bien des cas, on lui a prescrit des médicaments pour rester concentré. Pourtant, la plupart des enfants, en dehors de l’école, ont de forts intérêts dans lesquels ils s’engagent avec beaucoup de passion. Au lieu de leur faire confiance, de les encourager à poursuivre d’autres intérêts, on les accuse d’être distraits et de les empêcher de s’occuper de leurs passe-temps, parfois un peu bizarres, de les pousser simplement à étudier, pour un meilleur résultat scolaire.

Cette dissonance entre les méthodes d’enseignement actuelles et les intérêts naturels des enfants fait de l’école un ennemi, où l’on va seulement pour apprendre des choses ennuyeuses. Comme nous ne remettons pas en question l’importance des études pour acquérir les compétences nécessaires à chacun pour trouver un emploi qui lui plaise, nous voulons donner notre point de vue sur les raisons pour lesquelles la révolution technologique devrait aussi s’étendre aux écoles.

De nombreux témoignages d’expériences menées dans les écoles servent de point de départ pour parler un peu  » d’une révolution dans les méthodes pédagogiques « . Déjà, dans de nombreux pays comme l’Amérique, l’Australie et l’Angleterre, les gouvernements eux-mêmes ont mis en place des politiques visant à doter les écoles et les enseignants non seulement de la technologie nécessaire mais aussi de l’actualisation des compétences et des nouvelles méthodes pédagogiques. Ce type d’expérience est valable non seulement à l’étranger, mais aussi en Italie, il existe un mouvement qui prétend que l’écart entre l’utilisation de la technologie dans la vie quotidienne et l’école devrait se réduire progressivement. (Voici un exemple de réussite dans le sud de l’Italie

 

Si les enseignants réalisaient le pouvoir qu’ils peuvent acquérir sur la curiosité de leurs élèves en abordant leur monde technologique, il y aurait beaucoup moins de malentendus de la part des élèves, qui voient souvent et volontairement les enseignants comme les bastions d’un passé où l’enseignement venait d’en haut et d’un seul canal, avec peu de chances d’exercer leur créativité et d’interagir avec les mêmes questions sous différents angles.

La fourniture de tablettes multimédias aux élèves rendrait leur apprentissage beaucoup plus interactif et réduirait considérablement la distraction causée par des méthodes d’enseignement inadéquates. Au lieu de simples tableaux blancs, il est courant dans de nombreuses écoles d’utiliser des tableaux blancs numériques interactifs où les enseignants peuvent simplement télécharger les leçons préparées à la maison. Il ne s’agirait pas de simples Powerpoints, mais de véritables programmes d’études interactifs. Ce nouveau système viserait :

-pour que les enfants réfléchissent de manière critique,

-d’être plus créatif et d’avoir leur apprentissage sous contrôle,

-et aussi de travailler ensemble, parce qu’il a été démontré que l’intelligence n’est pas un phénomène individuel mais un phénomène collectif.

En dotant les élèves d’une tablette i et de salles de classe équipées de tableaux blancs numériques au potentiel d’adaptation infini, les écoles pourraient devenir de véritables réseaux au même titre que les lieux de travail modernes, où l’information est échangée via les réseaux numériques. Par exemple, les tâches peuvent être affichées directement sur vos appareils, sans avoir à les écrire dans des journaux et souvent être confuses sur ce qu’il faut faire. Un véritable centre d’apprentissage interactif : ce pourrait être la nouvelle école italienne !

Grâce à un site pour chaque classe, toute l’information perdue en raison d’une absence ou d’un manque d’attention serait à la disposition des élèves. Cette disponibilité facile de l’information nécessaire à une étude efficace résoudrait un des problèmes des écoles en Italie, précisément le manque d’organisation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *