Diagnostic tardif dans l’hémiparésie infantile

L’enfant qui reçoit l’orientation et le traitement corrects de ce type de paralysie cérébrale peut avoir une excellente qualité de vie.

Qu’est-ce que l’hémiparésie infantile et comment se manifeste-t-elle ?

L’hémiparésie spastique est une forme de paralysie cérébrale qui ne touche qu’un côté du corps. La manifestation la plus typique consiste en des postures anormales et des déformations des membres dues à la faiblesse de certains muscles et à la spasticité d’autres (augmentation du tonus). Dans l’extrémité supérieure elle se traduit par une difficulté dans l’accomplissement d’activités manuelles ; la posture typique est avec flexion du coude, du poignet et des doigts. Dans la partie inférieure, en raison de problèmes de marche, la posture typique est celle d’un genou et d’une cheville fléchis.

Quels sont les symptômes pour lesquels les parents consultent un médecin, s’agit-il d’un trouble sous-diagnostiqué et quelle est la raison de ce diagnostic tardif ?

En effet, contrairement aux formes plus sévères de paralysie cérébrale (tétra parésie avec atteinte des quatre extrémités) qui présentent un retard psychomoteur marqué, l’hémiparésie spastique n’est généralement pas associée aux troubles cognitifs. Par conséquent, le diagnostic est habituellement posé plus tard.

Généralement, les parents consultent pour une démarche anormale, avec un pied équin (sur la pointe des pieds) ou des problèmes de race. En ce qui concerne le membre supérieur, une forme fréquente de consultation est le problème des activités biannuelles. Ces symptômes se manifestent tardivement, d’où le retard du diagnostic.

Le diagnostic précoce améliore-t-il le pronostic ?

La paralysie cérébrale est causée par des lésions au cerveau immature (avant l’âge de 2 ans). Cette lésion n’est ni progressive ni évolutive. Cependant, les malformations des membres peuvent progresser avec le temps sans traitement approprié. Par conséquent, un diagnostic précoce serait bénéfique pour prévenir cela. De plus, la rééducation des activités manuelles ou de la marche serait d’autant plus efficace qu’elles sont pratiquées tôt.

Quels sont les piliers du traitement ?

L’objectif fondamental du traitement de ces enfants est d’atteindre l’autonomie pour l’accomplissement des activités de base de la vie quotidienne : autonomie dans la marche, l’alimentation et l’hygiène personnelle.
La prise en charge doit être multidisciplinaire, généralement orchestrée par le chirurgien orthopédiste pédiatrique, avec la participation du rééducateur, physiothérapeute, ergothérapeute, neurologue, pédiatre, nutritionniste, etc.

Le traitement du membre inférieur a pour objectif principal d’obtenir une démarche indépendante et peu consommatrice d’énergie. Au niveau du membre supérieur, améliorer la fonction de la main dans la manipulation des objets.

Les modalités de traitement les plus courantes sont la physiothérapie, l’ergothérapie, orthonormalisation, la toxine botulique et la chirurgie.

La physiothérapie vise à prévenir le développement de rétractations ou de raccourcissements musculaires en maintenant l’amplitude des mouvements des articulations.

L’ergothérapie enseigne au patient à améliorer l’exécution des activités manuelles.

Les orthèses (dispositifs thermoplastiques externes) sont utilisées pour corriger les déformations afin qu’elles ne progressent pas ou n’améliorent pas le fonctionnement du membre. Par exemple, l’attelle antiéquine empêcherait le pied de tomber pendant la marche, améliorant ainsi la démarche.

La toxine botulique est appliquée par injection intramusculaire pour éliminer la spasticité musculaire. Elle provoque une paralysie musculaire partielle et temporaire (disparaît après 6 mois). Prévient les rétractions musculaires et améliore la fonction de la marche ou des membres supérieurs.

La chirurgie est un élément important de la paralysie cérébrale. Selon la gravité de la déformation, il est possible d’agir sur le muscle ou le tendon en les allongeant ou sur l’os, en pratiquant des ostéotomies (coupe de l’os).

Quelle est la qualité de vie de ces enfants ? L’hémiparésie est-elle guérie ?

La lésion cérébrale dans cette altération n’est pas progressive, mais elle est permanente et donc non guérissable. Cependant, les malformations musculo-squelettiques peuvent être évitées ou traitées. L’enfant atteint d’hémiparésie spastique qui a la bonne orientation et le bon traitement a généralement une excellente qualité de vie.

Au mois de décembre, il participe à la rencontre des familles et aux journées techniques d’hémiparésie infantile et de paralysie brachiale obstétricale, avec quel objectif ces journées sont-elles nées ?

L’objectif principal de ces journées est l’éducation et l’approche médicale des enfants atteints de ce problème, de leurs familles et des personnes à leur charge. Ces rencontres devraient permettre d’améliorer la qualité du traitement de ces enfants.

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